Libre examen

Parce que le principe du libre examen est inscrit à l’article 1 des statuts de notre Alma Mater et constitue le premier engagement du Cercle Solvay ; voici une sélection d’auteurs et de textes qui dissertent sur le sujet.

Lucia De Brouckère fut étudiante et professeure à l’Université libre de Bruxelles. Ses activités de résistance durant la guerre et son militantisme, font d’elle une théoricienne importante du libre examen.

Henri Janne, recteur et sociologue de l’ULB, est une des figures marquantes de l’Ecole de Bruxelles. Courant de pensée qui s’illustre dans les domaines de la philosophie, de la science du droit et des transformations sociétales.

Chaïm Perelman, philosophe, auteur et juriste belge, particulièrement impliqué dans la vie ULBiste. Il fit montre d’une activité scientifique intense, riche d’échanges intellectuels et culturels, souvent traversée par le libre examen.

Nous jurons d’inspirer à nos élèves, quel que soit d’ailleurs l’objet de notre enseignement, l’amour pratique des hommes qui sont frères, sans distinction de caste, d’opinion, de nations; nous jurons de leur apprendre à consacrer leurs pensées, leurs travaux, leurs talents au bonheur et à l’amélioration de leurs concitoyens et de l’humanité.”, Auguste Baron, Premier secrétaire de l’Université de Bruxelles

(Discours d’ouverture, 20 novembre 1834).

La pensée ne doit jamais se soumettre, ni à un dogme, ni à un parti, ni à une passion, ni à un intérêt, ni à une idée préconçue, ni à quoi que ce soit, si ce n’est aux faits eux-mêmes, parce que, pour elle, se soumettre, ce serait cesser d’être. 

Henri Poincare (Fêtes du LXXVe anniversaire, 21 novembre 1909)

Examiner, en dehors de toute autorité politique ou religieuse, les grandes questions qui touchent à l’homme et à la société, sonder librement les sources du vrai et du bien, tel est le rôle de notre Université, telle est aussi sa raison d’être.

Pierre-Théodore Verhaegen, Fondateur de notre maison (Allocution au Roi Léopold Ier, 1er janvier 1854)

La tolérance n’est ni l’hésitation, ni la transaction sur les principes, ni la pusillanimité, ou l’équivoque dans leur expression, car à ce compte, elle consisterait à n’en point avoir ou à ne pas oser les dire… Elle n’impose pas à proprement parler le respect des opinions d’autrui: comment respecter ce qui est jugé faux, ce que l’on condamne, ce que l’on s’efforce de détruire. Elle est le respect de la personne et de la liberté d’autrui. Elle consiste à affirmer ce que l’on tient pour vérité, en même temps que l’on reconnaît, à d’autres, le droit d’affirmer leurs erreurs, en même temps qu’en les combattant, on se refuse à recourir pour les vaincre à l’injure, à la violence, ou à la proscription.

Charles Graux